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La Mongolie a un exécutif bicéphale, avec à la tête de l'État un Président élu et à la tête du gouvernement un Premier ministre. Le Parlement, appelé le Grand Khoural, comporte 76 sièges.
Le parti dominant en Mongolie est le Parti révolutionnaire du peuple mongol (PRPM) formé par les anciens communistes mongols après la Guerre froide. Le principal parti d'opposition est le Parti démocratique qui a contrôlé une coalition au pouvoir entre 1996 et 2000. Cette coalition, n'ayant réussi ni à maintenir sa cohésion ni à régler les problèmes économiques du pays, a été très lourdement sanctionnée par les électeurs en 2000 : ils ont donné la victoire au PRPM avec une écrasante majorité. Durant les élections législatives du 27 juin 2004, le PRPM et l'opposition ont obtenu un nombre égal de sièges. Afin que le développement de la Mongolie ne soit pas entravé par des crises politiques, ils ont décidé d'élaborer un programme commun et de former un gouvernement d'union nationale. Tsakhiagiyn Elbegdorj, issu du Parti démocratique, a été nommé Premier ministre, tandis qu'un communiste est devenu président du Grand Khoural.
À l'issue de l'élection présidentielle du 22 mai 2005, l'ancien Premier ministre Nambaryn Enkhbayar, candidat du PRPM, a été élu président de la République avec 53,4 % des suffrages exprimés. Son principal adversaire, Mendsaikhanin Enkhsaikhan, candidat du Parti démocratique, a obtenu 20 % des voix. Enkhbayar a débuté son mandat à la fin du mois de juin 2005 en remplaçant le président Natsagiyn Bagabandi, lui aussi issu du PRPM, qui ne s'était pas représenté au mandat suprême.
Le 11 janvier 2006, le PRPM décidait de quitter la coalition gouvernementale avec le Parti démocratique arguant de la mauvaise gestion économique et de la forte inflation du tugrik. Le Parti démocratique considérait que le départ du PRPM était dû à la lutte contre la corruption lancée par Elbegdorj. Conséquence du retrait du PRPM de la coalition, les 10 ministres du PRPM quittaient le gouvernement. Le 13, Elbegdorj démissionnait de son poste de premier ministre et le gouvernement était dissous par le Grand Houral. Le PRPM formait une nouvelle coalition avec des petits partis et le secrétaire général du PRPM Miyeegombo Enkhbold était investi premier ministre le 24 janvier.
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RELATIONS EXTERIEURES DE LA MONGOLIE
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Indépendante de la Chine en 1921, la Mongolie, devenue une République populaire en 1924, a été proche de l'Union soviétique jusqu'au changement de régime survenu en 1990.
Depuis cette date, la Mongolie cherche à diversifier des relations internationales en se démarquant de ses deux puissants voisins, la Chine et la Russie.
Le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis apportent une importante aide au développement. Le Japon, dont l'aide cumulée dépasse 2 milliards de dollars depuis 1990, est le premier donateur.
Des liens étroits ont été noués avec les Etats-Unis : en février 2007, un contingent mongol de 130 hommes combattait en Irak ; en novembre 2005, George W. Bush a été le premier président américain en activité à se rendre en Mongolie dans le cadre d'une visite officielle.
La Chine, à qui la Mongolie fournit notamment du cuivre, reste son principal partenaire commercial. Les relations bilatérales se sont tendues après une visite du dalaï-lama à Oulan-Bator en août 2006, laquelle a entraîné une interruption des liaisons ferroviaires avec la Chine pendant plusieurs jours.
Une délégation mongole, conduite par le président Natsagyn Bagabandi, a visité la Corée du Nord du 21 au 23 décembre 2001.
Le président mongol Nambaryn Enkhbayar a effectué une visite officielle à Paris en février 2007.
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